La nuit. Voilà une porte, ni fermée, ni
ouverte sur un au-delà qui cache et se fait cacher derrière le
surnaturel de Breton, au détour des portes de Camus. Qu'y avait-il
derrière cette porte dorée où ce monde pouvait rentrer et où moi
j’étais, comme beaucoup, juste un spectateur incapable de bouger mais
bercé par ces personnalités que je vénérais en secret et qui
représentaient tout ce que je voulais être ?
Je lisais leur histoire et chacun racontait, tel un poème, une aventure
qui faisait de cette "team" une envie profonde pour moi de me
découvrir. J'attendais le casting qui me permettrait de rentrer
uniquement l’après-midi et j’étais prêt à être un simple commis pour
apercevoir cette faune tel un cirque se mélangeant et prêt à tout pour,
le soir, se faire valoir par un happening, une performance scénique,
poétique ou musicale dans l'espoir d’être le nouveau Jim Morrison qui
restait le fantôme de ces lieux.
Comment décrire cette "team"
qui passait par la porte comme un film de Cocteau et qui, le jour ou la
nuit, revêtait toujours des vêtements si insolites que l'on aurait pu
penser qu'elle sortait d'un défilé de mode à toute heure du jour et de
la nuit car leur seul but était leur amitié, leur envie, leur
créativité, au point de se disputer s'ils n’étaient pas assez pointus.
Terme que je ne connaissais pas et dont je pris toute la prestance à
partir de leurs dires et dont la lumière se révélait petit à petit au
fil des jours qui passent en leur compagnie .
J’étais là dans un endroit magique. Je ne regardais pas un film. Je pouvais enfin vivre mon rêve d’être là, at The Door.
Evan Soupault
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